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	<title>Archives des détention provisoire - 21 Avocats</title>
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	<title>Archives des détention provisoire - 21 Avocats</title>
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		<title>Détention du mineur après condamnation aux assises : QPC du 17 avril 2026</title>
		<link>https://www.21avocats.com/actualites/detention-mineur-condamnation-assises-qpc-17-avril-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rudy COHEN]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 10:59:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[CJPM]]></category>
		<category><![CDATA[conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[cour d'assises des mineurs]]></category>
		<category><![CDATA[détention provisoire]]></category>
		<category><![CDATA[jurisprudence 2026]]></category>
		<category><![CDATA[justice pénale des mineurs]]></category>
		<category><![CDATA[PFRLR]]></category>
		<category><![CDATA[QPC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Le Conseil constitutionnel valide sous réserve le maintien en détention du mineur condamné par la cour d'assises, mais censure les durées de détention provisoire en appel applicables aux mineurs. Analyse de la QPC 2026-1194 du 17 avril 2026.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="655" src="https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/qpc-detention-mineur-assises-conseil-constitutionnel-1024x655.webp" alt="" class="wp-image-10475" srcset="https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/qpc-detention-mineur-assises-conseil-constitutionnel-1024x655.webp 1024w, https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/qpc-detention-mineur-assises-conseil-constitutionnel-300x192.webp 300w, https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/qpc-detention-mineur-assises-conseil-constitutionnel-768x492.webp 768w, https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/qpc-detention-mineur-assises-conseil-constitutionnel.webp 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="txt-justify"><strong>À retenir :</strong>&nbsp;Le Conseil constitutionnel pose une&nbsp;<strong>réserve d&rsquo;interprétation</strong>&nbsp;sur le placement automatique en détention du&nbsp;<strong>mineur</strong>&nbsp;condamné par la&nbsp;<strong>cour d&rsquo;assises des mineurs</strong>&nbsp;(article L. 231-7 du CJPM). En revanche, il déclare&nbsp;<strong>contraire à la Constitution</strong>&nbsp;le renvoi du CJPM aux durées applicables aux majeurs pour la détention provisoire en appel (article L. 531-2). L&rsquo;abrogation des dispositions censurées est différée au&nbsp;<strong>31 octobre 2027</strong>&nbsp;(Cons. const., 17 avril 2026, n° 2026-1194 QPC, M. Sawran S.).</p>



<p class="txt-justify">Besoin d&rsquo;un avocat en&nbsp;<strong>droit pénal</strong>&nbsp;à Nice ou Grasse, notamment pour la défense d&rsquo;un mineur ou d&rsquo;un majeur jugé aux assises des mineurs ?&nbsp;<a href="/personnel/rudy-cohen/"><strong>Maître Rudy COHEN</strong></a>&nbsp;peut intervenir rapidement, ou contactez le cabinet :&nbsp;<a href="/nous-contacter/"><strong>nous contacter</strong></a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="sommaire">Sommaire</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><a href="#section-1">La décision en bref</a></li>



<li><a href="#section-2">Contexte : une QPC sur la détention du mineur après assises</a></li>



<li><a href="#section-3">Les textes en cause : articles L. 231-7 et L. 531-2 du CJPM</a></li>



<li><a href="#section-4">Le maintien en détention après condamnation : conformité sous réserve</a></li>



<li><a href="#section-5">La durée de détention provisoire en appel : non-conformité</a></li>



<li><a href="#section-6">L&rsquo;effet différé au 31 octobre 2027 et l&rsquo;absence de rétroactivité</a></li>



<li><a href="#section-7">Portée pratique pour la défense des mineurs</a></li>



<li><a href="#section-8">FAQ</a></li>



<li><a href="#section-9">Aller plus loin</a></li>



<li><a href="#section-10">Sources officielles</a></li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-1">1) La décision en bref</h2>



<p class="txt-justify">Le Conseil constitutionnel rend une décision à trois branches. D&rsquo;abord, il valide le principe du maintien automatique en détention du mineur condamné par la cour d&rsquo;assises des mineurs, mais sous&nbsp;<strong>réserve d&rsquo;interprétation</strong>. Ensuite, il censure les durées maximales de détention provisoire applicables au mineur en appel. Enfin, il diffère l&rsquo;effet de cette abrogation au 31 octobre 2027.</p>



<p>Les points clés à retenir :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li class="txt-justify">La saisine résulte d&rsquo;un arrêt de renvoi de la Cour de cassation, chambre criminelle, du 28 janvier 2026 (arrêt n° 260).</li>



<li class="txt-justify">La QPC portait sur les articles L. 231-7 et L. 531-2 du&nbsp;<strong>code de la justice pénale des mineurs</strong>&nbsp;(CJPM), issus de l&rsquo;ordonnance n° 2019-950 du 11 septembre 2019.</li>



<li class="txt-justify">Le Conseil s&rsquo;est fondé sur le&nbsp;<strong>principe fondamental reconnu par les lois de la République</strong>&nbsp;en matière de justice des mineurs.</li>



<li class="txt-justify">Il valide le maintien en détention après condamnation, mais uniquement sous réserve d&rsquo;un contrôle concret de sa nécessité par la cour d&rsquo;assises.</li>



<li class="txt-justify">Il juge contraires à la Constitution les durées d&rsquo;un an, six mois et la prolongation renouvelable une fois, telles qu&rsquo;elles résultent du renvoi à l&rsquo;article 380-3-1 du CPP.</li>



<li class="txt-justify">L&rsquo;abrogation est reportée au 31 octobre 2027 pour éviter une absence totale d&rsquo;encadrement légal.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-2">2) Contexte : une QPC sur la détention du mineur après assises</h2>



<p class="txt-justify">La question prioritaire de constitutionnalité est posée pour M. Sawran S. par Me Antonin Gravelin-Rodriguez et Me Laure Mazurier, avocats au barreau de Paris. La Cour de cassation la transmet au Conseil constitutionnel par arrêt n° 260 du 28 janvier 2026.</p>



<p class="txt-justify">Le requérant reproche aux dispositions critiquées d&rsquo;imposer au mineur d&rsquo;au moins seize ans un&nbsp;<strong>maintien automatique en détention provisoire</strong>&nbsp;lorsque la&nbsp;<a href="/glossaire/penal/cour-dassises/">cour d&rsquo;assises des mineurs</a>&nbsp;le condamne à une peine d&#8217;emprisonnement ferme. Concrètement, l&rsquo;arrêt vaut titre de détention, y compris en cas d&rsquo;<a href="/glossaire/penal/appel/">appel</a>. De plus, aucun débat contradictoire spécifique sur la détention n&rsquo;est prévu. Par ailleurs, le mineur peut être maintenu en détention, dans l&rsquo;attente du jugement d&rsquo;appel, pendant les mêmes durées qu&rsquo;un majeur.</p>



<p class="txt-justify">La critique repose sur un fondement précis : le principe fondamental reconnu par les lois de la République (PFRLR) en matière de justice des mineurs. Ce principe impose la recherche du relèvement éducatif et moral de l&rsquo;enfant. Il commande aussi des garanties particulières pour toute mesure privative de liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-3">3) Les textes en cause : articles L. 231-7 et L. 531-2 du CJPM</h2>



<p class="txt-justify">Deux dispositions du code de la justice pénale des mineurs sont au cœur du débat.</p>



<p class="txt-justify"><strong>Article L. 231-7 CJPM</strong>&nbsp;: « Les dispositions du code de procédure pénale relatives à la cour d&rsquo;assises sont applicables à la cour d&rsquo;assises des mineurs, sous réserve des dispositions du présent code. » Ce renvoi englobe notamment l&rsquo;article 367 CPP. Celui-ci prévoit que l&rsquo;arrêt de condamnation vaut titre de détention lorsque l&rsquo;accusé « comparaît détenu devant la cour d&rsquo;assises ».</p>



<p class="txt-justify"><strong>Article L. 531-2 CJPM</strong>&nbsp;: il rend applicables les dispositions du code de procédure pénale aux appels portés contre les arrêts de la cour d&rsquo;assises des mineurs. En particulier, l&rsquo;article 380-3-1 CPP fixe les durées maximales de la&nbsp;<a href="/glossaire/penal/detention-provisoire/">détention provisoire</a>&nbsp;dans l&rsquo;attente du jugement d&rsquo;appel : un an en principe, prolongation possible de six mois, elle-même renouvelable une fois.</p>



<p class="txt-justify">Ainsi, par un jeu de renvois au droit commun applicable aux majeurs, le mineur se trouvait exposé à une détention provisoire pouvant atteindre un an, deux ans avec prolongation, voire trois ans dans certaines hypothèses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-4">4) Le maintien en détention après condamnation : conformité sous réserve</h2>



<p class="txt-justify">Sur le premier volet, le Conseil constitutionnel valide le dispositif. Il pose néanmoins une&nbsp;<strong>réserve d&rsquo;interprétation</strong>&nbsp;importante.</p>



<p class="txt-justify">En premier lieu, le Conseil rappelle l&rsquo;objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l&rsquo;ordre public. Il en déduit que le législateur peut prévoir le maintien en détention du mineur d&rsquo;au moins seize ans condamné à une peine ferme non couverte par la détention provisoire.</p>



<p class="txt-justify">En deuxième lieu, il relève que plusieurs garanties existent déjà. D&rsquo;une part, la décision de la cour d&rsquo;assises doit être&nbsp;<strong>spécialement motivée</strong>&nbsp;(article L. 123-1 CJPM). D&rsquo;autre part, le mineur conserve le droit de former une&nbsp;<a href="/glossaire/penal/demande-mise-en-liberte/">demande de mise en liberté</a>&nbsp;à tout moment (articles 148-1 et 148-2 CPP).</p>



<p class="txt-justify">Toutefois, le Conseil impose une réserve. Pour ne pas méconnaître le PFRLR, la cour d&rsquo;assises des mineurs doit, dans sa décision :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li class="txt-justify">Vérifier que le maintien en détention n&rsquo;excède pas la&nbsp;<strong>rigueur nécessaire</strong>.</li>



<li class="txt-justify">Tenir compte des circonstances, de la situation personnelle du mineur et de la gravité des infractions.</li>



<li class="txt-justify">S&rsquo;il y a lieu, prononcer une&nbsp;<strong>autre mesure de sûreté adaptée</strong>&nbsp;à la situation du mineur.</li>
</ul>



<p class="txt-justify">Dès lors, sous cette réserve, le renvoi opéré par l&rsquo;article L. 231-7 CJPM à l&rsquo;article 367 CPP est déclaré conforme à la Constitution. Concrètement, la cour d&rsquo;assises des mineurs ne peut plus se contenter d&rsquo;une application automatique du maintien en détention. Elle devra motiver spécifiquement la nécessité de cette mesure au regard du profil du mineur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-5">5) La durée de détention provisoire en appel : non-conformité</h2>



<p class="txt-justify">Sur le second volet, le Conseil censure franchement le dispositif. Le renvoi opéré par l&rsquo;article L. 531-2 CJPM à l&rsquo;article 380-3-1 CPP est jugé&nbsp;<strong>contraire à la Constitution</strong>.</p>



<p class="txt-justify">Le raisonnement est clair. L&rsquo;article 380-3-1 CPP fixe la durée maximale de la détention provisoire du mis en cause jugé en appel aux assises. Il prévoit un an de principe, renouvelable pour six mois, eux-mêmes renouvelables une fois. Cette durée peut donc atteindre trois ans dans certains cas.</p>



<p class="txt-justify">Or, le CJPM ne prévoit&nbsp;<strong>aucune adaptation</strong>&nbsp;de ces durées pour les mineurs. Autrement dit, un mineur en attente d&rsquo;un jugement d&rsquo;appel aux assises peut subir la même durée de détention provisoire qu&rsquo;un majeur. Pour le Conseil, cette absence d&rsquo;adaptation méconnaît les exigences du PFRLR en matière de justice des mineurs.</p>



<p class="txt-justify">Concrètement, la censure porte sur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li class="txt-justify">Les mots « un an » figurant au premier alinéa et à la dernière phrase du deuxième alinéa de l&rsquo;article 380-3-1 CPP.</li>



<li class="txt-justify">Les mots « six mois » figurant à la première et à la dernière phrase du même deuxième alinéa.</li>



<li class="txt-justify">Les mots « Cette prolongation peut être renouvelée une fois » figurant à la troisième phrase de ce deuxième alinéa.</li>
</ul>



<p class="txt-justify">Par conséquent, dans leur application aux mineurs via l&rsquo;article L. 531-2 CJPM, ces durées disparaissent du paysage juridique. Le législateur devra les remplacer par un régime adapté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-6">6) L&rsquo;effet différé au 31 octobre 2027 et l&rsquo;absence de rétroactivité</h2>



<p class="txt-justify">Le Conseil constitutionnel exerce son pouvoir de modulation dans le temps. L&rsquo;article 62 de la Constitution le lui permet expressément.</p>



<p class="txt-justify">En effet, une abrogation immédiate aurait une conséquence paradoxale. Elle supprimerait tout délai maximal encadrant la comparution du mineur devant la cour d&rsquo;assises d&rsquo;appel. Autrement dit, la détention provisoire ne serait plus bornée par aucune durée. De ce fait, le Conseil juge les effets d&rsquo;une abrogation immédiate « manifestement excessifs ».</p>



<p class="txt-justify">Par conséquent, il reporte l&rsquo;abrogation au&nbsp;<strong>31 octobre 2027</strong>. D&rsquo;ici cette date, le législateur doit adopter un dispositif adapté aux mineurs. Il pourra s&rsquo;inspirer des durées plus courtes déjà prévues dans d&rsquo;autres régimes dédiés aux mineurs.</p>



<p class="txt-justify">En outre, la décision précise que les mesures prises avant le 31 octobre 2027 en application des dispositions censurées ne peuvent pas être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité. Autrement dit, il n&rsquo;y a pas de&nbsp;<strong>rétroactivité</strong>. La non-conformité ne fait pas tomber les détentions en cours ou passées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-7">7) Portée pratique pour la défense des mineurs</h2>



<p class="txt-justify">La décision a plusieurs conséquences directes pour la défense pénale des mineurs.</p>



<p class="txt-justify"><strong>Devant la cour d&rsquo;assises des mineurs.</strong>&nbsp;La défense peut désormais invoquer la réserve d&rsquo;interprétation. La juridiction doit, dans sa décision, vérifier concrètement que le maintien en détention n&rsquo;excède pas la rigueur nécessaire. L&rsquo;avocat plaidera utilement pour une mesure de sûreté alternative lorsque les circonstances le permettent.</p>



<p class="txt-justify"><strong>En appel.</strong>&nbsp;Jusqu&rsquo;au 31 octobre 2027, les durées de détention provisoire applicables au majeur continuent de s&rsquo;appliquer au mineur. Toutefois, la défense peut mobiliser la décision du Conseil pour solliciter une application raisonnable et proportionnée de ces durées, en invitant les juges à anticiper la réforme législative.</p>



<p class="txt-justify"><strong>Sur la motivation des décisions.</strong>&nbsp;La cour d&rsquo;assises des mineurs devra désormais motiver spécialement le maintien en détention. À défaut, la décision pourra être critiquée en cassation. La réserve d&rsquo;interprétation posée par le Conseil conditionne la conformité du dispositif.</p>



<p class="txt-justify"><strong>Demandes de mise en liberté.</strong>&nbsp;La décision rappelle la possibilité permanente, pour le mineur, de solliciter une mise en liberté en toute période de la procédure. Cette voie reste un outil central de la défense.</p>



<p class="txt-justify">Enfin, la décision s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large. Elle confirme que le Conseil veille activement sur les garanties spécifiques dues aux mineurs. Le PFRLR irrigue désormais l&rsquo;ensemble du contentieux constitutionnel relatif au CJPM.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-8">FAQ</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une réserve d&rsquo;interprétation ?</h3>



<p class="txt-justify">Il s&rsquo;agit d&rsquo;une technique par laquelle le Conseil constitutionnel valide un texte tout en précisant une condition d&rsquo;application obligatoire. La disposition n&rsquo;est conforme qu&rsquo;à condition d&rsquo;être interprétée dans le sens retenu par le Conseil. Les juridictions doivent appliquer cette réserve.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que devient la détention en cours d&rsquo;un mineur condamné par la cour d&rsquo;assises ?</h3>



<p class="txt-justify">La décision n&rsquo;a pas d&rsquo;effet rétroactif. Les mesures prises avant le 31 octobre 2027 ne peuvent pas être contestées sur le fondement de l&rsquo;inconstitutionnalité. Toutefois, le mineur peut toujours former une demande de mise en liberté sur le fondement des articles 148-1 et 148-2 CPP.</p>



<h3 class="wp-block-heading">À quoi sert le principe fondamental reconnu par les lois de la République en matière de justice des mineurs ?</h3>



<p class="txt-justify">Ce principe impose la recherche du relèvement éducatif et moral de l&rsquo;enfant. Il commande aussi des juridictions spécialisées et des procédures adaptées. Il constitue la clé de voûte du contrôle constitutionnel en matière de&nbsp;<a href="/glossaire/penal/droit-penal-des-mineurs/">droit pénal des mineurs</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelle sera la durée maximale de détention provisoire en appel pour un mineur après le 31 octobre 2027 ?</h3>



<p class="txt-justify">Cela dépendra de la réforme législative. Le Parlement doit adopter un nouveau régime avant cette date. À défaut, les durées censurées disparaîtront, et aucune durée maximale spécifique ne sera prévue pour les mineurs jugés aux assises d&rsquo;appel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Cette décision concerne-t-elle les mineurs de moins de seize ans ?</h3>



<p class="txt-justify">La décision vise principalement le régime applicable aux mineurs d&rsquo;au moins seize ans. Toutefois, la logique du principe fondamental reconnu par les lois de la République s&rsquo;applique à l&rsquo;ensemble de la justice pénale des mineurs. En outre, la détention provisoire reste, en principe, plus strictement encadrée pour les mineurs plus jeunes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-9">Aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/domaines-de-competences/droit-penal/">Droit pénal — défense des mineurs et des majeurs</a></li>



<li><a href="/domaines-de-competences/urgence-droit-penal/">Urgence droit pénal — intervention immédiate</a></li>



<li><a href="/domaines-de-competences/amenagement-de-peine/">Aménagement de peine</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/droit-penal-des-mineurs/">Droit pénal des mineurs (fiche glossaire)</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/cour-dassises/">Cour d&rsquo;assises (fiche glossaire)</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/detention-provisoire/">Détention provisoire (fiche glossaire)</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/demande-mise-en-liberte/">Demande de mise en liberté (fiche glossaire)</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/appel/">Appel (fiche glossaire)</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="section-10">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Cons. const., 17 avril 2026, n° 2026-1194 QPC</strong>, M. Sawran S. [Maintien en détention provisoire d&rsquo;un mineur condamné par la cour d&rsquo;assises des mineurs en cas d&rsquo;appel] —&nbsp;<a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/20261194QPC.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil-constitutionnel.fr</a>&nbsp;(ECLI : FR : CC : 2026 : 2026.1194.QPC).</li>



<li>Code de la justice pénale des mineurs,&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088061" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article L. 231-7</a>&nbsp;— applicabilité du CPP à la cour d&rsquo;assises des mineurs.</li>



<li>Code de la justice pénale des mineurs,&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088473" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article L. 531-2</a>&nbsp;— appel des arrêts de la cour d&rsquo;assises des mineurs.</li>



<li>Code de la justice pénale des mineurs,&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088013" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article L. 123-1</a>&nbsp;— motivation spéciale des peines d&#8217;emprisonnement.</li>



<li>Code de procédure pénale,&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048441580" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 367</a>&nbsp;— arrêt de la cour d&rsquo;assises valant titre de détention.</li>



<li>Code de procédure pénale,&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044568421" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 380-3-1</a>&nbsp;— durée maximale de la détention provisoire en appel.</li>



<li>Code de procédure pénale,&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000024445527" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 148-1</a>&nbsp;— droit de demander la mise en liberté.</li>



<li>Code de procédure pénale,&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051751991" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 148-2</a>&nbsp;— examen de la demande de mise en liberté.</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000039085102" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ordonnance n° 2019-950 du 11 septembre 2019</a>&nbsp;portant partie législative du code de la justice pénale des mineurs.</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043189286" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loi n° 2021-218 du 26 février 2021</a>&nbsp;ratifiant l&rsquo;ordonnance n° 2019-950.</li>
</ul>



<p><em>Information générale, ne remplace pas une consultation. Pour une analyse de votre situation :&nbsp;<a href="/nous-contacter/"><strong>contactez le cabinet</strong></a>.</em></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Décision n° 2026-1192 QPC du Conseil constitutionnel : la censure de la visioconférence imposée devant la Chambre de l&#8217;instruction</title>
		<link>https://www.21avocats.com/actualites/visioconference-chambre-instruction-qpc-2026-1192/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rudy COHEN]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[chambre de l'instruction]]></category>
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		<category><![CDATA[visioconférence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.21avocats.com/?p=10380</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Conseil constitutionnel déclare contraire à la Constitution l'obligation de visioconférence imposée à un accusé détenu devant la chambre de l'instruction (décision n° 2026-1192 QPC du 10 avril 2026). La comparution physique en matière criminelle constitue une garantie des droits de la défense.</p>
<p>L’article <a href="https://www.21avocats.com/actualites/visioconference-chambre-instruction-qpc-2026-1192/">Décision n° 2026-1192 QPC du Conseil constitutionnel : la censure de la visioconférence imposée devant la Chambre de l&rsquo;instruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.21avocats.com">21 Avocats</a>.</p>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir">À retenir</h2>



<p class="txt-justify">Le Conseil constitutionnel déclare contraire à la Constitution l&rsquo;<strong>obligation de visioconférence</strong>&nbsp;imposée aux accusés en matière criminelle. La&nbsp;<strong>comparution physique</strong>&nbsp;constitue une garantie légale des&nbsp;<strong>droits de la défense</strong>&nbsp;au sens de l&rsquo;article 16 de la Déclaration de 1789. Cette jurisprudence affecte directement l&rsquo;article 706-71 du code de procédure pénale, issu de la loi narcotrafic de 2025.</p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-sommaire">Sommaire</h3>



<ol class="wp-block-list">
<li><a href="#section-1">La décision en bref</a></li>



<li><a href="#section-2">Contexte et origines de la censure</a></li>



<li><a href="#section-3">Les principes constitutionnels en jeu</a></li>



<li><a href="#section-4">Impact sur la procédure criminelle</a></li>



<li><a href="#section-5">Conséquences pratiques pour les justiciables</a></li>



<li><a href="#faq">FAQ</a></li>



<li><a href="#aller-plus-loin">Aller plus loin</a></li>



<li><a href="#sources">Sources officielles</a></li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-la-decision-en-bref">1. La décision en bref</h2>



<p class="txt-justify">Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision le 10 avril 2026. De plus, il déclare l&rsquo;inconstitutionnalité de la seconde phrase du 4ème alinéa de l&rsquo;article 706-71 du code de procédure pénale. Cette disposition, introduite par la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025 relative à la lutte contre le narcotrafic, permettait d&rsquo;imposer la visioconférence à un accusé détenu. Ainsi, l&rsquo;accusé ne pouvait pas refuser cette modalité de comparution lors de son audience devant la chambre de l&rsquo;instruction.</p>



<p class="txt-justify">Notamment, cette censure revêt une portée considérable. En effet, elle réaffirme que la comparution physique d&rsquo;une personne accusée constitue un droit fondamental. Dès lors, aucune disposition législative ne peut obliger un accusé à comparaître par écran interposé en matière criminelle, sans pouvoir s&rsquo;y opposer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-contexte-et-origines-de-la-censure">2. Contexte et origines de la censure</h2>



<p class="txt-justify">La loi narcotrafic du 13 juin 2025 a modifié le régime de la mise en liberté devant la chambre de l&rsquo;instruction. En revanche, elle a introduit des dispositions permettant une gestion plus flexible des audiences en permettant la visioconférence. Toutefois, cette souplesse procédurale s&rsquo;est heurtée à une question constitutionnelle fondamentale.</p>



<p class="txt-justify">Par conséquent, une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) a été transmise au Conseil constitutionnel par la Cour de cassation le 23 janvier 2026. Cette QPC soulevait un doute sérieux relatif à la conformité de cette obligation à la Constitution. Or, les magistrats constitutionnels ont jugé que le doute était justifié.</p>



<p class="txt-justify">D&rsquo;abord, le Conseil a considéré les dispositions censurées. Ensuite, il a appliqué les principes constitutionnels pertinents. Enfin, il a conclu à l&rsquo;inconstitutionnalité de l&rsquo;obligation de visioconférence sans possibilité de refus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-les-principes-constitutionnels-en-jeu">3. Les principes constitutionnels en jeu</h2>



<p class="txt-justify">Le Conseil constitutionnel vise expressément l&rsquo;article 16 de la Déclaration des Droits de l&rsquo;Homme et du Citoyen de 1789. Cette disposition énonce que « la garantie des droits » requiert la séparation des pouvoirs. De plus, elle implique que l&rsquo;accusé dispose de véritables garanties légales lors de sa défense.</p>



<p class="txt-justify">Notamment, la comparution physique d&rsquo;un accusé répond à plusieurs fonctions essentielles. En effet, elle permet une appréhension authentique de la personnalité du justiciable. Dès lors, une juridiction criminelle évalue mieux les demandes de mise en liberté lorsqu&rsquo;elle peut observer l&rsquo;accusé en personne.</p>



<p class="txt-justify">Cependant, la visioconférence présente des limites évidentes. Par exemple, les gestes, l&rsquo;intonation et l&rsquo;ensemble du langage non-verbal se trouvent filtrés. Ainsi, le magistrat ne dispose pas de tous les éléments d&rsquo;appréciation nécessaires pour statuer équitablement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-impact-sur-la-procedure-criminelle">4. Impact sur la procédure criminelle</h2>



<p class="txt-justify">Cette censure produit des effets immédiats sur le droit applicable. Désormais, aucun texte législatif ne peut imposer la visioconférence lors d&rsquo;une audience relative à la demande de mise en liberté devant la chambre de l&rsquo;instruction. Cependant, la visioconférence demeure possible si l&rsquo;accusé y consent volontairement.</p>



<p class="txt-justify">Par conséquent, les magistrats conservent une marge de manœuvre. Or, cette marge doit respecter le souhait de l&rsquo;accusé ou de son avocat. De plus, le Conseil n&rsquo;interdira pas les dispositions futures qui permettraient la visioconférence avec l&rsquo;accord de toutes les parties.</p>



<p class="txt-justify">En revanche, les dispositions qui imposaient la visioconférence tombent. Notamment, les accusés détenus retrouvent le droit de demander leur comparution physique. Dès lors, les services pénitentiaires doivent pouvoir acheminer les accusés vers les salles d&rsquo;audience en matière criminelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-5-consequences-pratiques-pour-les-justiciables">5. Conséquences pratiques pour les justiciables</h2>



<p class="txt-justify">Cette jurisprudence renforce considérablement la position des accusés en matière criminelle. Ainsi, tout accusé peut exiger sa comparution physique lors d&rsquo;une demande de mise en liberté. Notamment, cette exigence s&rsquo;impose aux juridictions, qui doivent organiser le transport de l&rsquo;accusé depuis son établissement de détention.</p>



<p class="txt-justify">De plus, le droit à la comparution physique se rattache directement aux droits de la défense. Par conséquent, un avocat peut invoquer cette jurisprudence pour contester tout jugement rendu après une audience par visioconférence imposée. Enfin, cette protection bénéficie à tous les accusés sans distinction.</p>



<p class="txt-justify">En effet, les établissements pénitentiaires et les juridictions devront adapter leurs organisations matérielles. Or, cette adaptation représente un coût, mais elle est obligatoire au regard de la Constitution. Dès lors, les gouvernances judiciaires réviseront leurs protocoles en matière criminelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faq">FAQ</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-qu-est-ce-qu-une-question-prioritaire-de-constitutionnalite-qpc">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ?</h3>



<p class="txt-justify">Une QPC est un mécanisme permettant de contester la constitutionnalité d&rsquo;une disposition législative. Ainsi, toute partie à un procès peut soulever une QPC si elle estime qu&rsquo;une loi viole les droits et libertés constitutionnels. Pour en savoir plus, consultez notre&nbsp;<a href="/glossaire/penal/pourvoi-en-cassation">glossaire sur le pourvoi en cassation</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-qu-est-ce-que-la-nbsp-chambre-de-l-instruction-nbsp">Qu&rsquo;est-ce que la&nbsp;<a href="/glossaire/penal/chambre-de-linstruction">chambre de l&rsquo;instruction</a>&nbsp;?</h3>



<p class="txt-justify">La <strong>chambre de l&rsquo;instruction</strong> est une formation de jugement d&rsquo;une cour d&rsquo;appel, qui connaît essentiellement des appels contre les décisions des juges d&rsquo;instruction et des juges des libertés et de la détention (JLD) Elle statue notamment sur les demandes de mise en liberté des accusés en attente de jugement devant les <a href="/glossaire/penal/cour-dassises">cours d&rsquo;assises</a>. De plus, elle vérifie la légalité des actes d&rsquo;enquête et d&rsquo;instruction.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quel-est-le-lien-entre-cette-decision-et-la-nbsp-detention-provisoire-nbsp">Quel est le lien entre cette décision et la&nbsp;<a href="/glossaire/penal/detention-provisoire">détention provisoire</a>&nbsp;?</h3>



<p class="txt-justify">La détention provisoire demeure possible. En revanche, ses conditions et modalités doivent respecter les droits de la défense. Notamment, les audiences relatives aux demandes de mise en liberté doivent se dérouler en présence physique de l&rsquo;accusé, sauf accord exprès. Ainsi, cette jurisprudence renforce les protections légales applicables à la détention provisoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-accuse-peut-il-refuser-la-visioconference-si-elle-est-proposee">Un accusé peut-il refuser la visioconférence si elle est proposée ?</h3>



<p class="txt-justify">Oui, tout accusé peut refuser la visioconférence. Cette jurisprudence lui en donne le droit fondamental. Consultez notre fiche sur la&nbsp;<a href="/glossaire/penal/demande-mise-en-liberte">demande de mise en liberté</a>&nbsp;pour comprendre comment exercer ce droit.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quels-sont-les-droits-de-la-defense-en-matiere-criminelle">Quels sont les droits de la défense en matière criminelle ?</h3>



<p class="txt-justify">Les droits de la défense comprennent le droit à la comparution physique, le droit au secret professionnel, le droit d&rsquo;être entendu et le droit à un avocat. Pour approfondir, consultez notre&nbsp;<a href="/glossaire/penal/presomption-dinnocence">glossaire sur la présomption d&rsquo;innocence</a>, qui expose les principes fondamentaux du procès pénal.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aller-plus-loin">Aller plus loin</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-competences-liees">Compétences liées</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/domaines-de-competences/droit-penal/">Droit pénal</a> — Spécialisation globale en matière pénale</li>



<li><a href="/domaines-de-competences/urgence-droit-penal/">Urgence droit pénal</a> — Interventions d&rsquo;urgence en procédure pénale</li>



<li><a href="/domaines-de-competences/droit-penal/">Droits de la défense</a> — Protection des droits des accusés</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fiches-glossaire-recommandees">Fiches glossaire recommandées</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/glossaire/penal/cour-dassises">Cour d&rsquo;assises</a> — Juridiction criminelle de jugement</li>



<li><a href="/glossaire/penal/pourvoi-en-cassation">Pourvoi en cassation</a> — Voie de recours extraordinaire</li>



<li><a href="/glossaire/penal/mise-en-examen">Mise en examen</a> — Acte d&rsquo;accusation en procédure pénale</li>



<li><a href="/glossaire/penal/controle-judiciaire">Contrôle judiciaire</a> — Mesures alternatives à la détention</li>



<li><a href="/glossaire/penal/appel">Appel</a> — Voie de recours ordinaire</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sources-officielles">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/20261192QPC.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conseil constitutionnel — Décision n° 2026-1192 QPC du 10 avril 2026</a></li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Légifrance — Article 706-71 du code de procédure pénale</a></li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Légifrance — Loi n° 2025-532 du 13 juin 2025 (loi narcotrafic)</a></li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Légifrance — Déclaration des Droits de l&rsquo;Homme et du Citoyen de 1789, article 16</a></li>



<li><a href="https://www.cour-de-cassation.justice.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cour de cassation — Décisions et jurisprudence</a></li>
</ul>



<p><strong>Disclaimer :</strong>&nbsp;Cet article est fourni à titre informatif uniquement. Il ne constitue pas un avis juridique personnalisé. Pour toute question relative à votre situation spécifique, consultez un avocat compétent en droit pénal.</p>



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