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	<title>Archives des Violence intrafamiliales - 21 Avocats</title>
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	<title>Archives des Violence intrafamiliales - 21 Avocats</title>
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		<title>Confrontation partie civile mineure : la Cassation rappelle ses exigences (Crim., 28 mai 2026)</title>
		<link>https://www.21avocats.com/actualites/confrontation-partie-civile-mineure-crim-28-mai-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rudy COHEN]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 09:50:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Article 222-48-2 code pénal]]></category>
		<category><![CDATA[article 6 CEDH]]></category>
		<category><![CDATA[chambre criminelle]]></category>
		<category><![CDATA[confrontation]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de la défense]]></category>
		<category><![CDATA[partie civile mineure]]></category>
		<category><![CDATA[Violence intrafamiliales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>   La chambre criminelle casse un arrêt de condamnation pour violences sur enfant faute de confrontation entre le prévenu et la partie civile mineure. Une décision FS-B qui rappelle l'office du juge correctionnel face à un témoin déterminant et précise, en parallèle, le caractère autonome du retrait de l'autorité parentale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.21avocats.com/actualites/confrontation-partie-civile-mineure-crim-28-mai-2026/">Confrontation partie civile mineure : la Cassation rappelle ses exigences (Crim., 28 mai 2026)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.21avocats.com">21 Avocats</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/PJ-NICE-1024x768.webp" alt="" class="wp-image-10295" srcset="https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/PJ-NICE-1024x768.webp 1024w, https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/PJ-NICE-300x225.webp 300w, https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/PJ-NICE-768x576.webp 768w, https://www.21avocats.com/wp-content/uploads/2026/04/PJ-NICE.webp 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph"><strong>À retenir :</strong>&nbsp;Par un arrêt du&nbsp;<strong>28 mai 2026</strong>, la chambre criminelle de la Cour de cassation rappelle que la&nbsp;<strong>confrontation partie civile mineure</strong>&nbsp;reste une garantie essentielle des droits de la défense. Ainsi, le juge correctionnel doit déployer tous les moyens procéduraux pour assurer la comparution du témoin à charge déterminant. En l&rsquo;espèce, la Cour casse l&rsquo;arrêt de la cour d&rsquo;appel de Paris du 19 mars 2025 (<em>Crim., 28 mai 2026, n° 25-82.732, FS-B, ECLI:FR:CCASS:2026:CR00605</em>).</p>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Besoin d&rsquo;un avocat en&nbsp;<strong>droit pénal</strong>&nbsp;à Nice ou Grasse (poursuites pour violences intrafamiliales, contestation du refus de confrontation, défense devant la cour d&rsquo;appel) ?&nbsp;<strong><a href="/personnel/rudy-cohen/">Maître Rudy COHEN</a></strong>&nbsp;peut intervenir rapidement, ou contactez le cabinet :&nbsp;<strong><a href="/nous-contacter/">nous contacter</a></strong>.</p>



<h2 id="h-sommaire" class="wp-block-heading">Sommaire</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><a href="#decision-bref">La décision en bref</a></li>



<li><a href="#contexte">Contexte : faits et procédure</a></li>



<li><a href="#droit-confronter">Le droit à confronter le témoin à charge mineur</a></li>



<li><a href="#defaillances">Les défaillances reprochées à la cour d&rsquo;appel</a></li>



<li><a href="#autorite-parentale">Le retrait de l&rsquo;autorité parentale, une mesure civile autonome</a></li>



<li><a href="#portee">Portée pratique pour la défense pénale</a></li>



<li><a href="#faq">FAQ</a></li>



<li><a href="#aller-plus-loin">Aller plus loin</a></li>



<li><a href="#sources">Sources officielles</a></li>
</ol>



<h2 id="h-1-la-decision-en-bref" class="wp-block-heading">1) La décision en bref</h2>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Par cet arrêt FS-B publié au Bulletin, la&nbsp;<strong>chambre criminelle</strong>&nbsp;casse une condamnation pour violences aggravées sur enfant mineur. En effet, la cour d&rsquo;appel avait rejeté la demande de renvoi formée par le prévenu. Or, celui-ci souhaitait être confronté à son fils, partie civile mineure de 16 ans, dont les déclarations étaient incriminantes. De ce fait, la&nbsp;<strong>confrontation partie civile mineure</strong>&nbsp;n&rsquo;a jamais eu lieu, ni durant l&rsquo;enquête, ni à l&rsquo;audience.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Référence :</strong>&nbsp;Crim., 28 mai 2026, n° 25-82.732, FS-B, ECLI:FR:CCASS:2026:CR00605.</li>



<li><strong>Visa :</strong>&nbsp;articles 6, § 3, d) Convention EDH et préliminaire du code de procédure pénale.</li>



<li><strong>Solution :</strong>&nbsp;cassation totale, renvoi devant la cour d&rsquo;appel de Paris autrement composée.</li>



<li class="txt-justify"><strong>Apport :</strong>&nbsp;la cour d&rsquo;appel doit déployer tous les moyens procéduraux pour assurer la comparution du témoin déterminant.</li>



<li class="txt-justify"><strong>Second moyen (rejeté) :</strong>&nbsp;le juge correctionnel devait statuer d&rsquo;office sur le retrait de l&rsquo;autorité parentale (ancien article 222-48-2 du code pénal, applicable aux faits). Solution transposable au régime actuel (articles 228-1 du code pénal et 378 du code civil, issus de la loi n° 2024-233 du 18 mars 2024).</li>
</ul>



<h2 id="h-2-contexte-faits-et-procedure" class="wp-block-heading">2) Contexte : faits et procédure</h2>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Le parquet poursuit un père pour&nbsp;<a href="/glossaire/penal/violences-volontaires/"><strong>violences volontaires</strong></a>&nbsp;sans incapacité totale de travail. La victime est son fils mineur de 15 ans, en présence d&rsquo;un autre mineur. Les faits couvrent la période du 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2018 au 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2022. En première instance, le tribunal correctionnel condamne le prévenu à six mois d&#8217;emprisonnement avec sursis. De plus, il rejette le retrait de l&rsquo;autorité parentale.</p>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Le prévenu interjette&nbsp;<a href="/glossaire/penal/appel/"><strong>appel</strong></a>&nbsp;du jugement. En parallèle, le ministère public forme un appel incident des seules dispositions pénales. Cependant, la&nbsp;<a href="/glossaire/penal/partie-civile/"><strong>partie civile</strong></a>&nbsp;ne fait pas appel. Le 19 mars 2025, la cour d&rsquo;appel de Paris aggrave la peine à un an d&#8217;emprisonnement avec sursis. Par ailleurs, elle ordonne un stage de responsabilité parentale et prononce le retrait de l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorité parentale.</p>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Devant la cour d&rsquo;appel, l&rsquo;avocat du prévenu sollicite un renvoi. Concrètement, il demande l&rsquo;organisation d&rsquo;une&nbsp;<a href="/glossaire/penal/confrontation/"><strong>confrontation</strong></a>&nbsp;avec le fils mineur, partie civile. Toutefois, les juges du fond rejettent cette demande. C&rsquo;est ce refus que la chambre criminelle censure aujourd&rsquo;hui.</p>



<h2 id="h-3-le-droit-a-confronter-le-temoin-a-charge-mineur" class="wp-block-heading">3) Le droit à confronter le témoin à charge mineur</h2>



<h3 id="h-le-standard-fixe-par-la-cedh" class="wp-block-heading">Le standard fixé par la CEDH</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;article 6, § 3, d) de la Convention européenne des droits de l&rsquo;homme garantit à tout accusé le droit d&rsquo;interroger les témoins à charge. Ainsi, ce droit conditionne l&rsquo;équité du procès pénal. La Cour européenne juge que les juges nationaux doivent déployer tous les efforts pour assurer la comparution du témoin déterminant (<em> voir notamment CEDH, gr. ch., Al-Khawaja et Tahery c. Royaume-Uni, 15 décembre 2011, n° 26766/05 ; CEDH, gr. ch., Schatschaschwili c. Allemagne, 15 décembre 2015, n° 9154/10)</em>.</p>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">De plus, la CEDH exige un contrôle minutieux des raisons justifiant l&rsquo;incapacité du témoin à comparaître. Concrètement, ce contrôle tient compte de la situation particulière de l&rsquo;intéressé. Le juge ne peut donc pas se contenter d&rsquo;invoquer l&rsquo;âge ou la souffrance alléguée du mineur.</p>



<h3 id="h-les-obligations-procedurales-en-droit-interne" class="wp-block-heading">Les obligations procédurales en droit interne</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;article préliminaire du code de procédure pénale impose une procédure équitable et contradictoire. En outre, il préserve l&rsquo;équilibre des droits des parties. De ce fait, la chambre criminelle déduit deux obligations pour le juge correctionnel. D&rsquo;abord, mettre en œuvre les moyens procéduraux pour assurer la comparution. Ensuite, vérifier si l&rsquo;absence du témoin repose sur une excuse légitime.</p>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Cette articulation entre Convention EDH et droit interne renforce la&nbsp;<strong>confrontation partie civile mineure</strong>. Par conséquent, le standard probatoire devient plus exigeant pour les juridictions du fond.</p>



<h2 id="h-4-les-defaillances-reprochees-a-la-cour-d-appel" class="wp-block-heading">4) Les défaillances reprochées à la cour d&rsquo;appel</h2>



<h3 id="h-l-absence-de-piece-actualisee" class="wp-block-heading">L&rsquo;absence de pièce actualisée</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">La cour d&rsquo;appel s&rsquo;appuyait sur l&rsquo;avis de deux psychologues attestant de la souffrance de l&rsquo;enfant. Cependant, aucune pièce actualisée n&rsquo;avait été produite devant les juges. De plus, ces derniers n&rsquo;avaient sollicité aucun élément récent. Or, le mineur avait 16 ans lors de l&rsquo;audience d&rsquo;appel. Ainsi, son refus de comparaître devait s&rsquo;apprécier à la lumière de pièces contemporaines.</p>



<h3 id="h-l-absence-d-ordre-de-comparution-personnelle" class="wp-block-heading">L&rsquo;absence d&rsquo;ordre de comparution personnelle</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;article 706-71, alinéa 3, du code de procédure pénale autorise la comparution par moyen de télécommunication audiovisuelle. Néanmoins, la cour d&rsquo;appel n&rsquo;a pas ordonné une telle mesure. En outre, elle disposait de cette faculté sans avoir à user de la contrainte. Par conséquent, elle a omis un outil procédural simple pour permettre la&nbsp;<strong>confrontation partie civile mineure</strong>&nbsp;dans le respect de la sensibilité du jeune témoin.</p>



<h3 id="h-l-absence-d-expertise-sur-la-comparution" class="wp-block-heading">L&rsquo;absence d&rsquo;expertise sur la comparution</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Enfin, la cour d&rsquo;appel n&rsquo;a pas ordonné d&rsquo;expertise. Or, une expertise aurait pu vérifier si la comparution se heurtait à un obstacle insurmontable. Cette mesure d&rsquo;instruction aurait permis un contrôle minutieux et individualisé. De ce fait, la cassation devient inévitable.</p>



<h2 id="h-5-le-retrait-de-l-autorite-parentale-une-mesure-civile-autonome" class="wp-block-heading">5) Le retrait de l&rsquo;autorité parentale, une mesure civile autonome</h2>



<h3 id="h-le-moyen-tire-de-l-article-515-du-cpp" class="wp-block-heading">Le moyen tiré de l&rsquo;article 515 du CPP</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Le second moyen du pourvoi est rejeté. En effet, le prévenu invoquait l&rsquo;article 515 du code de procédure pénale. Selon lui, la cour d&rsquo;appel ne pouvait pas aggraver son sort sur le seul appel pénal du prévenu et du ministère public. Toutefois, la chambre criminelle écarte ce raisonnement avec netteté.</p>



<h3 id="h-l-office-du-juge-sous-l-empire-de-l-ancien-article-222-48-2-du-code-penal" class="wp-block-heading">L&rsquo;office du juge sous l&#8217;empire de l&rsquo;ancien article 222-48-2 du code pénal</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;ancien article 222-48-2 du code pénal, issu de la loi n° 2019-1480 du 28 décembre 2019, imposait au juge correctionnel de se prononcer. Concrètement, la juridiction devait statuer sur le retrait total ou partiel de l&rsquo;autorité parentale ou de son exercice. Cette obligation jouait dès qu&rsquo;elle entrait en voie de condamnation pour les infractions visées par le texte. La Cour applique ce texte dans sa rédaction antérieure, conformément aux dates des faits poursuivis (1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2018 — 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2022).</p>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">De plus, la Cour de cassation qualifie cette mesure de « civile ». Néanmoins, elle souligne qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas pour objet de réparer un préjudice. Par conséquent, l&rsquo;absence d&rsquo;appel sur l&rsquo;action civile ne fait pas obstacle à cette mesure. Ainsi, la cour d&rsquo;appel saisie de l&rsquo;action publique doit statuer d&rsquo;office, peu important l&rsquo;acquiescement tacite de la partie civile.</p>



<h3 id="h-et-aujourd-hui-le-regime-issu-de-la-loi-du-18-mars-2024" class="wp-block-heading">Et aujourd&rsquo;hui ? Le régime issu de la loi du 18 mars 2024</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Attention : la loi n° 2024-233 du 18 mars 2024 a abrogé l&rsquo;article 222-48-2 du code pénal. Désormais, le dispositif figure à l&rsquo;article 228-1 du code pénal et à l&rsquo;article 378 du code civil, dans leur rédaction nouvelle. Concrètement, le régime devient plus sévère pour l&rsquo;auteur.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li class="txt-justify"><strong>Crime</strong>&nbsp;sur l&rsquo;enfant ou sur l&rsquo;autre parent /&nbsp;<strong>agression sexuelle incestueuse</strong>&nbsp;sur l&rsquo;enfant : la juridiction pénale ordonne le&nbsp;<strong>retrait total</strong>&nbsp;de l&rsquo;autorité parentale, sauf décision contraire&nbsp;<em>spécialement motivée</em>.</li>



<li class="txt-justify">Si elle ne prononce pas le retrait total, elle ordonne un&nbsp;<strong>retrait partiel</strong>&nbsp;ou un retrait de l&rsquo;exercice, sauf décision contraire spécialement motivée.</li>



<li class="txt-justify"><strong>Délit</strong>&nbsp;commis par un parent sur son enfant (autre qu&rsquo;agression sexuelle incestueuse) : la juridiction pénale&nbsp;<strong>se prononce</strong>&nbsp;sur le retrait total ou partiel de l&rsquo;autorité parentale ou de son exercice.</li>



<li class="txt-justify"><strong>Délit</strong> sur l&rsquo;autre parent : la juridiction pénale peut ordonner ces mesures.</li>
</ul>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Ainsi, l&rsquo;apport procédural de l&rsquo;arrêt du 28 mai 2026 reste transposable. En effet, l&rsquo;office du juge correctionnel demeure autonome de l&rsquo;action civile. De plus, il s&rsquo;exerce désormais avec une intensité renforcée pour les infractions les plus graves.</p>



<h2 id="h-6-portee-pratique-pour-la-defense-penale" class="wp-block-heading">6) Portée pratique pour la défense pénale</h2>



<h3 id="h-strategie-de-la-defense" class="wp-block-heading">Stratégie de la défense</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Cette décision FS-B clarifie la stratégie en matière de violences intrafamiliales. D&rsquo;abord, l&rsquo;avocat de la défense doit formaliser par conclusions écrites la demande de&nbsp;<strong>confrontation partie civile mineure</strong>. Ensuite, il doit énumérer les outils procéduraux non utilisés (visioconférence, expertise). Enfin, il peut soulever la nullité ou exercer un&nbsp;<a href="/glossaire/penal/pourvoi-en-cassation/"><strong>pourvoi en cassation</strong></a>&nbsp;en cas de refus insuffisamment motivé.</p>



<h3 id="h-precautions-pour-la-partie-civile" class="wp-block-heading">Précautions pour la partie civile</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Du côté de la partie civile, la solution invite à étayer le refus de comparaître. En particulier, il convient de produire des pièces actualisées à chaque stade. De plus, une expertise psychologique récente reste un atout solide. Ainsi, la juridiction peut valablement écarter la confrontation sans risque de censure.</p>



<h2 id="h-faq" class="wp-block-heading">FAQ</h2>



<h3 id="h-qu-est-ce-que-la-confrontation-partie-civile-mineure-en-procedure-penale" class="wp-block-heading">Qu&rsquo;est-ce que la confrontation partie civile mineure en procédure pénale ?</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">La&nbsp;<a href="/glossaire/penal/confrontation/"><strong>confrontation</strong></a>&nbsp;permet au prévenu et à son avocat d&rsquo;interroger directement la victime mineure. Elle découle de l&rsquo;article 6, § 3, d) de la Convention EDH. En outre, elle conditionne l&rsquo;équité du procès pénal.</p>



<h3 id="h-la-partie-civile-mineure-peut-elle-refuser-de-comparaitre" class="wp-block-heading">La partie civile mineure peut-elle refuser de comparaître ?</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Oui, mais ce refus doit reposer sur une excuse légitime. De plus, le juge doit contrôler minutieusement les raisons invoquées. Ainsi, l&rsquo;intérêt supérieur de l&rsquo;enfant, à lui seul, ne suffit pas à dispenser de toute comparution.</p>



<h3 id="h-la-visioconference-peut-elle-remplacer-la-confrontation-physique" class="wp-block-heading">La visioconférence peut-elle remplacer la confrontation physique ?</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Oui. L&rsquo;article 706-71, alinéa 3, du code de procédure pénale autorise la comparution par moyen de télécommunication audiovisuelle. Concrètement, la cour d&rsquo;appel doit envisager cette modalité avant tout refus définitif.</p>



<h3 id="h-le-juge-correctionnel-peut-il-retirer-l-autorite-parentale-sans-appel-de-la-partie-civile" class="wp-block-heading">Le juge correctionnel peut-il retirer l&rsquo;autorité parentale sans appel de la partie civile ?</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">Oui. En effet, l&rsquo;ancien article 222-48-2 du code pénal imposait cette appréciation d&rsquo;office. Depuis la loi du 18 mars 2024, la solution se retrouve aux articles 228-1 du code pénal et 378 du code civil. De ce fait, la mesure échappe à la règle de l&rsquo;article 515 du CPP. Toutefois, elle suppose une déclaration de culpabilité préalable pour l&rsquo;une des infractions visées.</p>



<h3 id="h-comment-contester-un-refus-de-confrontation-devant-la-cour-d-appel" class="wp-block-heading">Comment contester un refus de confrontation devant la cour d&rsquo;appel ?</h3>



<p class="txt-justify wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, formaliser la demande de renvoi par conclusions écrites motivées. Ensuite, identifier précisément les moyens procéduraux non employés. Enfin, exercer un&nbsp;<a href="/glossaire/penal/pourvoi-en-cassation/"><strong>pourvoi en cassation</strong></a>&nbsp;en cas de motivation insuffisante du refus.</p>



<h2 id="h-aller-plus-loin" class="wp-block-heading">Aller plus loin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="/domaines-de-competences/droit-penal/">Droit pénal — l&rsquo;expertise du cabinet 21Avocats à Nice</a></li>



<li><a href="/domaines-de-competences/droit-penal/defense-penal-des-victimes/">Défense pénale des victimes</a></li>



<li><a href="/domaines-de-competences/urgence-droit-penal/">Urgence droit pénal</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/confrontation/">Fiche glossaire : la confrontation</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/partie-civile/">Fiche glossaire : la partie civile</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/violences-volontaires/">Fiche glossaire : les violences volontaires</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/pourvoi-en-cassation/">Fiche glossaire : le pourvoi en cassation</a></li>



<li><a href="/glossaire/penal/appel/">Fiche glossaire : l&rsquo;appel pénal</a></li>
</ul>



<h2 id="h-sources-officielles" class="wp-block-heading">Sources officielles</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.courdecassation.fr/decision/6a17e10dcdc6046d473307af">Cass. crim., 28 mai 2026, n° 25-82.732, FS-B, ECLI:FR:CCASS:2026:CR00605&nbsp;</a></li>



<li><a href="https://www.echr.coe.int/documents/d/echr/Convention_FRA">Article 6, § 3, d) de la Convention européenne des droits de l&rsquo;homme</a>.</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044568200">Article préliminaire du code de procédure pénale</a>.</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006576786">Article 515 du code de procédure pénale </a>(limite des pouvoirs de la cour d&rsquo;appel).</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051751938">Article 706-71, alinéa 3, du code de procédure pénale</a> (visioconférence).</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032207598/2026-06-02">Article 222-48-2 du code pénal, dans sa rédaction issue de la loi n° 2019-1480 du 28 décembre 2019</a>.abrogé par la loi n° 2024-233 du 18 mars 2024.</li>



<li><a href="https://hudoc.echr.coe.int/#{%22itemid%22:[%22001-108073%22]}">CEDH, gr. ch., Al-Khawaja et Tahery c. Royaume-Uni, 15 décembre 2011, n° 26766/05 et 22228/06</a></li>



<li><a href="https://hudoc.echr.coe.int/fre#{%22itemid%22:[%22001-159590%22]}">CEDH, gr. ch., Schatschaschwili c. Allemagne, 15 décembre 2015, n° 9154/10</a>&nbsp;</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049293221">Article 228-1 du code pénal</a> (nouveau, issu de la loi n° 2024-233 du 18 mars 2024).</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049294106">Article 378 du code civil</a> (modifié par la loi n° 2024-233 du 18 mars 2024).</li>



<li><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049291163">Loi n° 2024-233 du 18 mars 2024 visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et covictimes de violences intrafamiliales (dite « loi Santiago »), JORF n° 0067 du 19 mars 2024.</a></li>



<li><a href="https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2024-08/JUSC2419274C.pdf">Circulaire d&rsquo;application du 22 août 2024 (NOR : JUSC2419274C).</a></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Information générale, ne remplace pas une consultation. Pour une analyse de votre situation :&nbsp;<a href="/nous-contacter/"><strong>contactez le cabinet</strong></a>.</em><br>↑&nbsp;<a href="#sommaire">Retour au sommaire</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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